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Sandra Rey

CEO de Glowee

Sandra Rey est la CEO de Glowee, une start up qui ambitionne d’éclairer nos rues avec des méduses.


Plus concrètement, cette jeune start-up spécialisée dans la biotechnologie travaille sur le développement d’un système vivant de production de lumière biologique, fonctionnant sans électricité et grâce à la bioluminescence.

 

Elle a déjà gagné plusieurs prix et séduit de potentiels clients.

 

Sandra Rey, Karim Kotobi et Maëlle Chassard l’ont fait. En 2013, alors étudiante à l’ESCP , elle postule  avec deux autres amis au prix Artscience qui récompense les projets innovants issus de ces deux domaines. Le thème de l’année met à l’honneur la biologie synthétique. « C’est en regardant un documentaire sur les fonds sous-marins et les poissons qui produisaient leur propre lumière que nous avons eu l’idée », explique Sandra Rey, cofondatrice de Glowee. Ils réfléchissent alors à créer un système d’éclairage à partir de ces organismes vivants.

 

Ces micro-organismes sont encapsulés dans une fine bulle qui peut se fixer sur des surfaces vitrées. A l’intérieur, ils bénéficient de tout ce qui permet leur survie: un liquide dans lequel ils peuvent prospérer et des ressources alimentaires. Le tout à une échelle microscopique !

Transparent le jour, Glowee diffuse la nuit une lumière « de l’intensité lumineuse d’une bougie ou d’une veilleuse ». Sans électricité, le concept se veut plus respectueux de l’environnement. Destiné à illuminer les vitrines, il respecte en outre la nouvelle législation qui interdit l’éclairage des magasins la nuit pour des raisons écologiques.

 

Autant d’atouts qui ont conquis le jury du prix Artscience, remporté en 2013. Ensuite, c’est l’emballement. Les médias s’intéressent à ce projet insolite, tout comme les entreprises. « Très vite, nous avons eu des propositions de clients potentiels qui se sont dit intéressés par le projet, se rappelle Sandra Rey. Nous avons été contactés par des acteurs d’une vingtaine de secteurs d’activité: commerces, éclairage urbain, signalétique… » Car Glowee voit plus loin que les vitrines de magasins. Pourquoi ne pas éclairer les routes avec ? Ou amener la lumière dans des zones reculées que l’électricité ne peut atteindre ? L’adaptabilité du concept, dont la luminescence croît avec sa taille, laisse le champ ouvert à ces usages. Autant de pistes techniques à explorer.

 

Désormais CEO de Glowee, Sandra fait partie des 10 innovateurs de l’année du MIT.

 

 

Langues parlées : Français, Anglais

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